NOIR DÉSIR - Débranché (live) (Barclay)

Nous ne referons pas l’Histoire. En 2003, Bertrand Cantat tuait Marie Trintignant, précip

itant ainsi Noir Désir dans l’abîme. Se pose alors aujourd’hui la question de l’intérêt de sortir cet album live, acoustique, d’un groupe qui n’existe plus que dans nos souvenirs, ayant définitivement rendu les armes en 2010, après un album live – déjà – en 2005, et une compilation en forme de conclusion

en 2011. Ce nouveau disque surprise débarque sous une forme inattendue – un double vinyle – et rappelle davantage le bootleg : sur le premier disque, un 33 tours, le groupe se produit sur Radio

Popolare, à Milan, en Italie. L’enregistrement date de 2002, soit quelques mois après l’album Des visages, des figures, et quelques mois avant le drame, et Noir Désir enchaîne ses tubes, de « Le

vent nous portera » à « L’homme pressé », en passant par « Les écorchés » et le plus obscur « Song for JLP ». Le son est bon, mais l’ensemble manque un poil de caractère. C’est sur le deuxième disque – un maxi 45 tours – que se fait la révélation : avec un son dégueulasse, enregistré à Buenos Aires en 1997, Noir Des’ rappelle en quatre chansons (« Un jour en France », « Fin de siècle », « Song for JLP », « Back to you ») réarrangées pour l’occasion avec le saxophoniste Akosh Szelevényi qu’en 2003, avec le crime de Bertrand Cantat, le cinéma perdait beaucoup, et le rock français aussi. Une pierre, deux coups, trois dommages.


Philippe « Pippo » Jawor

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